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FF1J, une semaine après

Je n'ai pas pu y aller (et d'ailleurs je n'y suis jamais allé, c'est un truc d'artiste ce machin...), mais j'aime toujours regarder les vidéos finales.
Et cette année, il y avait plusieurs équipe de SRC qui m'ont bien plu. D'ailleurs l'équipe Enormous Pelican a gagné le prix du public et le Chrono d'or.

Le FF1J (Festival du film d’un jour) est un festival organisé par les étudiants de l’UTBM de Belfort. Ce festival se déroule sur 3 jours, pendant lesquels des équipes de tournage d’étudiants de toute la France doivent réaliser les meilleurs courts-métrages. Ils ont 50h pour trouver un scénario, tourner et monter leur court, ceci à partir d’un thème dévoilé le premier jour.

La vidéo d'Enormous Pelican :


La vidéo d'Hage :

nyroFwk, Framework PHP - Présentation

Ceci est un brouillon d'introducion à la documentation de nyroFwk. Toutes remarques, suggestions ou questions pour l'améliorer est la bienvenue !

Vendredi dernier, j'ai mis en ligne l'API et le svn (user : anon / passe : anon) de nyroFwk.

Bon c'est très bien tout ça, mais qu'est-ce que c'est ?

Pour commencer, petit extrai de wikipedia : Un framework est un kit de composants logiciels structurels, qui définissent les fondations ainsi que les grandes lignes de l'organisation de tout ou partie d'un logiciel.

Oui, mais des frameworks PHP, il en existe des tas, non ?
Oui, on peut signaler symfony, Zend Framework et CakePHP ici. J'ai testé ces 3 là plus ou moins fortement. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Mais aucun ne répondait exactement à mes besoins et habitudes de développements. Alors quand quelque chose ne me convient pas, moi, je le refais, tout simplement (comme nyroModal par exemple)

Alors qu'est-ce que je n'aime pas ou j'aime dans ces frameworks ?
  • CakePHP : la gestion des bases de données et des objets associés. A l'époque où j'avais testé, on était obligé de modifier les objets lorsqu'on avait des relations entre différents objets. Et puis je n'ai jamais réussi a vraiment faire quelque chose de bien avec. Pas forcément réellement tout testé non plus, je dois bien l'avouer. Là où CakePHP marque des points, c'est dans la génération automatique de l'administration et toutes les fonctionnalités ajax super simple à implémenter.
  • Zend Framework : Je ne l'ai jamais concrètement utilisé car il me paraissait trop énorme. Ce framework a absolument tout ce dont on peut rêver. L'organisation des fichiers, de la documentation et de tout ce qui va autour de ce framework est géniale.
  • Symfony : c'est celui que j'ai le plus utilisé (et que j'utilsie encore). J'aime bien la génération automatique des objets de base de données, même si je trouve cela dommage de devoir regénérer ça à chaque modification de la base de donnée. J'aime pas le grand nombre de fichiers de configuration et encore moins tous les différents formats possibles. Pourquoi s'embetter et donc ralentire le processus avec des fichiers YAML alors qu'un simple tableau PHP fait très bien l'affaire ? La barre de débuggage peut être très utile. La séparation des classes de chaque controller pose problèmes ; dans certains cas, on est obligé de réécrire le code...
Et puis il y a plein d'autres choses qui ne sont pas dans ces frameworks, comme :
  • Gestion simple de formulaire permettant d'ajouter des champs, de vérifier s'il est valide, de le remplir, de récupérer les valeurs, etc...
  • Intégration des règles d'opitimisations de yahoo developper simplement et de base
  • Gestion des images souples, rapide et efficace
  • Intégration d'un éditeur WYSIWYG simple
  • Gestion des fichiers envoyés par les utilsiateurs sécurisée (ie : possibilité de restreindre l'affichage de ces fichiers qu'aux utilsiateurs connectés)
  • Tout est objet
Vous l'aurez compris, ces éléments sont intégrés de base dans nyroFwk.

Dans mon framework, chaque objet a sa propre configuration, qui hérite de toutes la configuration de ses parents. Chaque configuration est définie de base par le framework mais est modifiable pour chaque site très simplement. Suivant les besoins, on peut aussi modifier la configuration de chaque classe suivant le controller (front ou admin). Prenons un exemple, plus parlant. La classe response_http_html gère tout ce qui sera envoyé au navigateur lorsque la page demandée est en HTML. Elle hérite de la classe reponse_http, qui elle hérite de la classe reponse_abstract qui hérite de object. La définition de cette classe est dans le fichier nyro/response/http/html.class.php. Sa configuration est dans le fichier nyro/response/http/html.cfg.php est conteint (extrait) :
$cfg = array(
    'meta'=>array(
        'robots'=>'index, follow',
        'description'=>'nyro project',
        'keywords'=>'nyro, project',
        'language'=>request::get('lang'),
    ),
);
On définit donc les balises meta par défaut de toutes les réponses HTML. A noter que la langue ici est dynamique sera en rapport avec la langue demandée par l'utilisateur (explications plus tard).

Cette configuration est là pour définir des éléments par défaut, mais doit bien évidemment être modifié pour chaque site. Pour ce faire, chaque site aura un dossier personnel dans lequel il doit définir ses classes propres aux sites, mais aussi toutes ces configurations. Ce dossier se nomme par défaut my dans nyroFwk et est placé juste à côté du dossier nyro.

Dans ce dossier propre à chaque site, on peut aussi redéfinir chaque classe de nyroFwk. En effet, à la demande de chaque classe, le framework va vérifier si le fichier correspondant à la classe existe dans le dossier my au bon endroit. Sinon, il cherchera dans le dossier de base du framework. Un mécanisme similaire est utilisé pour les configurations. Au lieu de remplacer la configuration, on va fusionner les configurations successives de la classe, en gardant bien sûr le plus spécifique. Par exemple, pour nyrodev.com, le fichier my/response/http/html.cfg.php ressemble à (extrait) :
$cfg = array(
    'meta'=>array(
        'title'=>'nyroDev, Analyste Développeur Web (PHP, jQuery)',
        'description'=>'Cédric Nirousset, nyroDev : Conception, Analyse et Développement de sites web (PHP, jQuery).',
    ),
);
Je redéfinis les balises meta title et description pour mon site public.

Les configurations sont un point très important pour nyroFwk. C'est pourquoi il est possible de définir encore plus finement ces configurations. Tout d'abord, on peut spécifier le controller de la configuration si on veut être plus précis. Pour mon site, l'administration porte le nom de controller 'admin' et le site public 'front' (par défaut dans nyroFwk). Pour l'administration, on n'a pas besoin des meta description par exemple. C'est la raison pour laquelle le fichier de configuration du site public ne se nomme pas comme je l'ai indiqué plus haut, mais en réalité my/response/http/html.front.cfg.php. Vous avez remarquer le front en plus qui indique que l'on veut l'affciher que pour le site public. Juste à côté, le fichier my/response/http/html.admin.cfg.php existe pour définir les éléments pour l'administration.

Avec ce système, on a déjà quelque chose de tout à fait souple. Mais ce n'est pas fini ! nyroFwk gère les sites multilangues de base. Son fonctionnement est :
  • On définit une langue par défaut
  • On définit les langues disponibles
  • Si l'URL demandé est du type : monsite.com/LANG/maPage avec LANG une langue définit, alors on passe dans la langue demandée.
Bien, et alors, le rapport avec les fichiers de configuration ? Simple, en plus de la spécification par rapport au controller, les fichiers de configuration permettent aussi de spécifier une configuration spécifique pour la langue demandée. Exemple pour mon site qui est aussi disponible en anglais, le fichier my/response/http/html.front.en.cfg.php contient :
$cfg = array(
    'meta'=>array(
        'title'=>'nyroDev, Analyst Developper Web (english) (PHP, jQuery)',
        'description'=>'Cédric Nirousset, nyroDev: Conception, Analysis and Development of websites (PHP, jQuery).',
    ),
);
Ce mécanisme est utilisé à plusieurs endroits dans nyroFwk pour définir des messages à l'utilisateurs. Et comme vous l'avez remarques, ces fichiers sont de vrais fichier PHP. Donc rien ne vous empêchera, quand vous serez plus à l'aise avec le framework, d'utiliser des classes avec des fonctions statiques pour faire d'autres choses comme par exemple utiliser la base de donnée pour modifier ces éléments...

Et n'oubliez pas : les configurations sont successives et n'écrasent pas les autres configurations, aussi bien des classes parentes, mais aussi des configurations du controller et de langue. Ainsi, pour la classe response_http_html, la configuration est le résultat de la fusion des configurations (le plus bas étant le plus prédominant) :
  1. nyro/object.cfg.php
  2. nyro/object.fr.cfg.php
  3. nyro/object.front.cfg.php
  4. nyro/object.front.fr.cfg.php
  5. my/object.cfg.php
  6. my/object.fr.cfg.php
  7. my/object.front.cfg.php
  8. my/object.front.fr.cfg.php
  9. nyro/response_abstract.cfg.php
  10. nyro/response_abstract.fr.cfg.php
  11. nyro/response_abstract.front.cfg.php
  12. nyro/response_abstract.front.fr.cfg.php
  13. my/response_abstract.cfg.php
  14. my/response_abstract.fr.cfg.php
  15. my/response_abstract.front.cfg.php
  16. my/response_abstract.front.fr.cfg.php
  17. nyro/response_http.cfg.php
  18. nyro/response_http.fr.cfg.php
  19. nyro/response_http.front.cfg.php
  20. nyro/response_http.front.fr.cfg.php
  21. my/response_http.cfg.php
  22. my/response_http.fr.cfg.php
  23. my/response_http.front.cfg.php
  24. my/response_http.front.fr.cfg.php
  25. nyro/response_http_html.cfg.php
  26. nyro/response_http_html.fr.cfg.php
  27. nyro/response_http_html.front.cfg.php
  28. nyro/response_http_html.front.fr.cfg.php
  29. my/response_http_html.cfg.php
  30. my/response_http_html.fr.cfg.php
  31. my/response_http_html.front.cfg.php
  32. my/response_http_html.front.fr.cfg.php
Bien sûr, ces fichiers ne sont utilisés que s'ils existent ! Et ceci avec n'importe quelle classe du framework.

Mais je dois créer un fichier pour chaque classe qui en a besoin ? Au début, c'était le cas oui. Mais je me suis aperçu que cela pouvoit devenir très vite long et fastidieux. Ce mécanisme existe toujours et est toujours utilisé car dans certains cas indispensable, mais il existe un autre moyen. En effet, la configuration de la classe nyro permet de modifier la configuration de n'importe quelle classe dans un seul et même fichier de configuration. Par exemple, on aurait pu définir les éléments montrés précédemment dans le fichier my/nyro.front.cfg.php de cette façon :
$cfg = array(
    'response_http_html'=>array(
        'meta'=>array(
            'title'=>'nyroDev, Analyst Developper Web (english) (PHP, jQuery)',
            'description'=>'Cédric Nirousset, nyroDev: Conception, Analysis and Development of websites (PHP, jQuery).',

        ),
    ),
'une_autre_classe'=>array(
'uneAutreConfig'=>'yeah'
),
);
Cette configuration est utilisé en dernier lieu pour créer la configuration de chaque classe.

Vous avez d'ailleurs remarqué la classe object ? Toutes les classes instanciables héritent de cette classe, ce qui permet une gestion centralisée et uniforme des configurations et de la création des objets.

Bon, voilà déjà pour la configuration.

Pour revenir sur les fonctionnalités du framework, voici une liste (sans doute non exhaustive) de ce que gère pour l'instant nyroFwk :
  • Programmation orientée objet
  • Configuration avancée et très souple des classes
  • Gestion des sites multilingues
  • Gestion des bases de données multilingues avec récupération automatique des données propre à la langue
  • Configuration de base de donénes multiples
  • Gestion des utilsiateurs et de leur connexion, vérifications des accès, etc...
  • Gestion des formulaires avancées et souples : validation, affichage, etc...
  • Manipulation des images simplement, avec souplesse et efficacement
  • Création de formulaires directement depuis la structure de la base de données (gestion des données liées et en relation)
  • Création de l'administration automatique
  • Minimisation en un seul fichier compressé des fichiers JavaScript et CSS nécessaire à la page
  • Application d'un maximum de règle d'optimisations données par Yahoo
  • Barre de débogage
  • Editeur WYSIWYG (tinyMce) très simplement intégrable
  • jQuery et jQuery UI intégré
  • Ajax ready : différents templates s'il s'agit d'une requêtes ajax
  • Extensibilité simple et accrue : tout peut être redéfini
  • etc...
Fiou, ça n'a pas été une mince affaire de rédiger tout ça... J'espère que ça vous donne déjà une meilleure idée de ce qu'est nyroFwk et que vous aurez envie d'en savoir plus...

nyroModal at "étoiles du libre"

nyroModal has been selected for the étoiles du libre.

It is a contest to reward contributions done by university people to open-source project. I am still a UTBM student and nyroModal is open-source. So I enter my project and I was selected in the category "Web Development and network".

Next Saturday, I will defend my project to let the jury determines the final ordering. n my category, the 2 others persons selected are

I have to prepare a 8 minutes presentation. I have some ideas about what I will say, but I'd like to have your opinion.

What make nyroModal a modal plugin different from the others?
What are the main points to emphasize?
Which aspects of the development should I insist on?

If you have any suggestions or remarks, don't hesitate to share them using the commentaries.

nyroModal aux étoiles du libre

nyroModal a été sélectionné pour les étoiles du libre.

Il s'agit d'un concours visant à récompenser les contributions issues du monde universitaire à des projets libres. Je suis encore étudiant à l'UTBM et nyroModal est open-source. J'ai donc inscris mon projet et il a été sélectionné dans la catégorie "Développement Web et Réseaux".

Samedi prochain, je dois défendre mon projet pour que le jury délibère et détermine le classement final. Dans ma catégorie, les 2 autres personnes sélectionnées sont :

  • Alexandre Lissy pour sa contribution à Kerrighed (probes et politique d’ordonnancement)
  • Nicolas Brodu pour Encours

Je dois préparer une présentation de 8 minutes. J'ai quelques idées à propos de ce que je vais dire, mais j'aimerai votre avis.

Qu'est-ce qui, selon vous, fait de nyroModal un plugin de fenêtre modales différents des autres ?
Quels sont les points importants à mettre en valeur ?
Quels aspects du développements dois-je mettre en valeur ?

Si vous avez des suggestions ou des remarques, n'hésitez pas à les partager via les commentaires.

Google Wave Invitations

You may have heard about Google Wave these days. It's THE new communication tool which will try to replace email and instant messaging in the same time in a future not so near for me.

I'll write a post about ir soon to give my opinion and some ideas about the way we could use it.

But here is not the point.

I've got some new invitations this morning for Google Wave.

So, I propose you a thing pretty easy and usual for this kind of thing: A simple comment with a valid email address will let you participate to a lottery to win your Google Wave invitation. There will be 5 invitations to win.

The comment should be sent before Friday, the 13rd 2009.

I'll then edit this post to indicate the winner.

In the mean time, if you want to share your idea about it and what it could become, don't hesitate !

And the winners are:

  • Bastien
  • Jonas
  • Nico
  • aminoux
  • Martin

Invitations Google Wave

Vous avez sûrement entendu parler de Google Wave ces derniers temps. C'est LE nouveau moyen de communication qui tend à remplacer l'email et la messagerie instantanée en même temps dans un futur pas si proche que ça selon moi.

Je rédigerai un billet dessus bientôt pour donner mon avis et quelques idées d'utilisation de ce tout nouvel outil.

Mais la question n'est pas là.

J'ai depuis ce matin des nouvelles invitations pour Google Wave.

Alors donc, je vous propose un truc tout simple et courant pour ce genre de choses : Un simple commentaire avec une adresse email valide vous permettra de participer à un tirage au sort pour gagner votre invitation Google Wave. Il y aura 5 invitations à gagner.

Le commentaire devra être envoyée avant le vendredi 13 novembre 2009.

J'éditerai ensuite l'article pour indiquer les gagnants.

Et si dans le même temps, vous voulez donner votre avis sur ce que pourra devenir Google Wave, n'hésitez pas !

Et les gagnants sont :

  • ludwig_pop
  • Richard S
  • thomas desfossez
  • Ghislain
  • 2escape

Mon Ascension du Mont Blanc

Cet été, je suis monté sur le toît de l'Europe à 4810 mètres d'altitude. Comme c'est une expérience or du commun, je la partage avec vous du début à la fin.

La décision

Il y a plus de 10 ans, alors agé de 14 ans, j'avais déjà réalisé des courses de haute montagne dans les Alpes avec mon père. La dernière en date, et aussi la plus haute était le Mont-Blanc du Tacul : le troisième sommet le plus haut de la chaîne des Alpes françaises, tout prês du Mont Blanc. Nous l'avions réalisé en une journée en partant de l'aiguille du midi. C'était en 2001. Depuis, je n'ai plus eu l'occasion de chausser les crampons et empoigner un piolet pour différentes raisons. Il faut dire aussi que j'ai quelques mauvais souvenirs avec le vent et les quelques galères sur le moment lors de la montée. Mais la mémoire de la satisfaction d'être en haut, d'avoir une vue imprenable sur la vallée et avoir énormément de gaz autour de soi me manquait.
En avril 2008, alors que j'étais à Los Angeles, j'ai demandé à mon père s'il voulait monter le Mont Blanc avec moi. Lui l'a déjà fait il en 2003. Je ne sais pas trop ce qui m'a poussé à vouloir faire ça, mais c'est une addition de beaucoup de choses : l'envie de retrouver les grands espaces des Alpes, l'envie de me prouver que j'en suis encore capable, etc...
Mon père en a été enchanté puisque c'est l'année de ses 50 ans. La décision était donc prise de s'attaquer au Mont-Blanc durant l'été 2009.

La préparation

La montagne ne pardonne pas. L'alpinisme est dangeureux est les gestes doivent être précis et attentionnés. Il faut donc une bonne condition physique. Pour cela, je me suis remis plus sérieusement au sport tout le mois précédant notre départ : course à pied, tennis, marche avec sac à dos lesté, esacalade. Quasiment tous les 2 jours je partais transpirer un peu dans l'été chaud.
Puis je suis parti avec mes parents aux Contamines-Montjoie. Une semaine avant la date prévue de l'ascension pour se mettre du denivelé dans les mollets. Quelques photos de ces randonnées :

Mont Joly Mont Blanc depuis le Mont Joly Mont Blanc depuis le Mont Joly Mont Blanc depuis le Col de la Fen?tre Mont Blanc depuis le Col de la Fen?tre Depuis les chalets du Truc


Mais pour le Mont Blanc, une grande partie se fait sur neige. Je devais donc marcher avec des crampons et un piolet avant. Pour ça, on est parti un soir pour dormir au refuge de Tré la Tête chargé comme des mulets. Nous avons dû monter rapidement pour arriver à l'heure pour le repas, à 18h00 dans le chaud d'une fin d'après-midi d'été. Le lendemain, levé à 5h du matin pour déjeuner et partir doucement sur le glacier de tré la tête. Avant de réellement être sur la glace, nous avons marché pendant près de deux heures dans la moraine : très fatiguant à grimper et peut rapidement devenir très dangeureux.
Une fois réellement sur le glacier, on chausse les crampons et on s'encorde pour près de 4 heures sur le glace, à sauter au dessus des crevasses, s'entraîner à cramponer correctement sur la glace, planter le piolet, etc... Je me suis éclaté à ce petit jeu, sans voir les heures passées. L'exercice était intéressant, mais c'était de la glace. Le Mont Blanc, c'est de la neige. Nous avons fais quelques petits crochets pour marcher quelques minutes sur des endroits enneigés à cause du soleil.

Durant cette excursion, j'ai pu remarqué que la neige à énormément fondu. J'avais en effet grimper le sommet de la Bérangère en 2000 qui nécessitait des crampons très bas. Aujourd'hui, il est possible de faire ce sommet sans toucher la neige ! C'est là qu'on se rend compte que le changement climatique est bien réel, présent, et pas si loin que l'on veut le penser parfois...
Les photos de cet entraînement :

Vall?e depuis Tr? la T?te Vall?e depuis Tr? la T?te Vall?e depuis Tr? la T?te Glacier de Tr? la t?te Glacier de Tr? la t?te Glacier de Tr? la t?te Glacier de Tr? la t?te Glacier de Tr? la t?te Glacier de Tr? la t?te


Après cette excursion, nous avons encore effectué 2 autres randonnées : le col de la fenêtre et une autre petite, les chalets du Truc. Le tout pour ne pas perdre la condition physique et garder l'habitude du dénivelé dans les mollets.

L'ascension

Au début, il était prévu que nous partions le dimanche 2 août au matin pour réellement être au sommet le 3 août. Mais après une discussion avec le guide, nous avons décidé de repousser pour éviter de monter sous la pluie et les orages, ce qui peut être très dangereux ; je crois d'ailleurs que deux personnes sont mortes ce jour là à cause des orages...
Nous sommes donc réellement partis le 4 août, par le premier Tramway du Mont Blanc, au départ de Saint-Gervais à 7h55. Arrivé au nid d'aigle à 9h à 2372 mètres d'altitude, on commence réellement l'ascension. Il fait froid car nous sommes déjà sur le glacier. Le tramway était rempli et tout le monde part au même endroit, donc les chemins sont bien occupés. On essaie de passer devant les grandes cordées d'italiens qui sont ici car très embettant à doubler par la suite.
La première étape de l'ascension passe à côté du refuge de Tête Rousse à 3167 mètres d'altitude. Cette première partie n'est pas très difficile mais il y a un bon dénivelé de 1445 mètres. Nous l'avons avalé en 2h et quelques, ce qui est une très bonen moyenne.
Juste après Tête rousse, il y a le couloir de la mort à traverser. Derrière ce nom qui fait peur se cache en fait un passage à l'horizontal de près de 20 mètres de long très étroit où l'on doit s'encorder à un câble fixe. Ce passage doit être passé le plus rapidement possible tout en restant précis dans ses gestes car il est très dangeureux : en effet, de nombreux rochers tombent de la falaise en haut, et risque de nous blesser. Nous l'avons passer sans encombre pour ensuite entammer la grosse ascension pour atteindre le refuge du goûter à 3817 mètres d'altitude.
Cette partie est difficile aussi car elle est très raide ; on peut la comparer à du 4 en niveau d'escalade. Mais imaginer qu'il fait froid, que vous avez un sac à dos de plus de 10 kg dans le dos, et que l'altitude a son effet. On est bien sûr encordé. A 3500 mètres, je n'arrivais plus à respirer et j'ai été obliger de m'arrêter 2 minutes pour reprendre mon souffle. Le guide m'a donné un conseil que j'ai utilisé tout le reste de l'ascension : "Respire à fond". Il faut s'y forcer, et c'est vrai que ça passe mieux.
A 12h45 nous étions au refuge du goûter, prêt pour un bon casse-croûte.

En montant au Mont Blanc En montant au Mont Blanc En montant au Mont Blanc Glacier de T?te Rousse Glacier de T?te Rousse En montant au Mont Blanc


Au départ, nous deviens rester toute l'après-midi au refuge, à se reposer et s'acclimatter doucement pour ensuite partir le lendemain à 3h du matin à la frontale. Mais le guide nous a proposé une autre option : partir 45 minutes plus tard pour continuer l'ascension jusqu'en haut dès maintenant et revenir au refuge pour 18h30, passer la nuit tranquilement et redescendre le lendemain en douceur.

Comme je me sentais mieux, que mon père n'avait pas de problèmes, nous avons pris cette option. Ainsi, nous étions que très peu sur les pistes ce qui est un vrai plus : c'est une vrai autoroute quand tout le monde part en même temps le matin à la même heure.

Plus tôt que prévu, nous voilà donc dedans : dès le refuge du Goûter, on met les crampons et prenons le piolet à la main pour ne jamais les quitter. Il nous reste 1000 mètres de dénivelé à monter.

La course sur neige commence par une arrête quasiment horizontale assez agréable, mais sûrement difficile la nuit ! Puis la véritable ascension commence pour monter sur le dôme du goûter. Nous marchons bien et ne faisons pas beaucoup de pause. Zigzaguant sur le flanc de la montage, on profite du magnifique paysage avec seulement quelques nuages au loin.
Au dôme du goûter à 4200 mètres d'altitude, je croyais qu'on était monté très vite. Mais ensuite il faut redescendre près de 200 mètres dans un vallon pour ensuite remonter et attaquer les 2 bosses. C'est, comme son nom l'indique, 2 bossses qui sont sur des arrêtes, la première étant la plus raide. Un passage à côté du refuge Vallot qui n'est en fait là qu'en cas d'extrème urgence, ou une envie pressante avec ses toilettes sèches.

L'ascension des bosses a été difficile : le vent soufflait très fort. Personnelement, j'avais mal mis ma capuche et le vent ammenait des petits bouts de glace sur le visage qui me coupaient les lèvres et les joues. A la première pause, je me suis empressé de remettre mon écharpe et ma capuche pour ne plus être embetté. A la seconde bosse, j'avais plus chaud et de la buée sur mes lunettes, mais je n'étais plus embetté.
Dans cette période là, j'ai vraiment galéré. Parfois je m'arrêtais, mais le guide qui était devant continuait et me gueulait dessus pour continué, en me tirant avec la corde. On ne pouvait pas s'arrêter sur l'arrête, dans le vent si fort... J'ai eu beaucoup de mal dans la neige. J'appuyais sur un pied, il redescendait au même niveau que le premier. Je moulinais. Je n'avais pas la bonne technique. J'ai hurlé -le vent fait énormément de bruit !- au guide pour qu'il m'explique comment faire. Ce n'était pas non plus l'endroit pour une école de glace, mais ces rapides conseils m'ont permis de m'en sortir mieux.

Dans ces moments là, on se dit qu'on est con, inconscient de venir se mettre dans des situations pareilles. Mais on s'y est mis tout seul. Il y a un guide devant, mon père derrière. Alors on prend sur soi, on va chercher au fond des ressources qu'on ne pensait pas avoir.

Je me rappelle avoir demandé au guide si on était bientôt arrivé, car je voyais la montée se ralentir. Il m'a dit qu'il ne restait plus que quelques dizaines de mètres. Je ne le croyais pas vraiment, pensant qu'il disait ça pour me motiver. Puis il a commencé à planter son piolet et nous a dit : "Félicitations, vous avez réussi. Messieurs le Mont Blanc !"

J'ai fais un 360° en disant : "Magnifique !". Les yeux écarquillés comme un enfant qui découvre un jouet à Noël. Mais en mieux. En 1000 fois mieux. Summum du plaisir, nous étions seul. Seulement notre cordée sur l'arrête somminitale. Je profite. Je regarde partout. Je prends quelques photos. J'envoie un tweet par SMS : le premier depuis le sommet du Mont Blanc !

En haut du Mont Blanc En haut du Mont Blanc En haut du Mont Blanc En haut du Mont Blanc En haut du Mont Blanc Le guide en haut du Mont Blanc


Je n'ai pas enlevé longtemps mes gants, mais ça a suffit pour me geler le bout d'un doigt. J'ai gardé de drôle de sensations pendant près de 3 semaines, mais pas de mal.

La Descente

Mais il faut bien penser à redescendre. Le soleil était déjà rasant. Je demandais d'ailleurs souvent l'heure au guide. Il me répondait qu'il ne savait pas. En fait, le soleil était son indicateur. Il fallait être au refuge avant qu'il ne soit caché au loin derrière les autres montagnes...
Dès le début, mon père est parti rapidement devant. Mais il m'a fait peur. Vous voyez la démarche d'un zombie ? Et d'un alcoolique ? Et bien c'était un mélange des deux. Et croyez-moi, quand on est à 4800 mètres d'altitude, ça ne fait pas rire. Il a glissé plusieurs fois. C'est moi qui l'ai retenu en appuyant bien fort sur mes crampons. Il s'est fait enguelé par le guide pour qu'il se reprenne. Mais ça n'a pas changé grand chose. Il avait le mal des montagnes qui l'a pris d'un coup, dès le début de la descente.
Comme il était mal, je me concentrai sur lui, en essayant de le motiver pour qu'il se concentre au maximum. Je crois que c'est grâce à ça que je n'ai pas ressenti de douleur : il y avait déjà un malade, il n'en fallait pas deux. Dans ces moments là, quand on est une tout petite cordée de 3, au milieu de la montagne immense, avec le soleil qui descend au loin doucement mais sûrement, on ne fait pas le malin. Et même si on a un guide, on pense aux pires choses. J'ai même envisagé que mon père se fasse hélitroyer pour qu'on redescende tous les 2 avec le guide.
Bref, tant bien que mal, nous sommes redescendus plus lentement que prévu, avec des pauses pour permettre à mon père de se ressaisir.

En descendant du Mont Blanc Depuis le refuge du Go?ter Depuis le refuge du Go?ter Depuis le refuge du Go?ter Depuis le refuge du Go?ter


Une autre cordée était un peu en avance sur nous et ont demandés à attendre au refuge pour que nous mangions avec eux. Nous sommes arrivé un peu avant 19h. Mon père ne disait rien car très mal en point. Je l'ai motivé pour qu'il rentre rapidement et viennent manger. Il n'a pas pu avaler quoique ce soit. Moi j'ai mangé doucement et discuté avec l'autre cordée, à échanger nos sensations de notre ascension.

Le refuge était plein à craquer. Des gens ont dormis dans la salle à manger sur les tables, les bancs, sous les tables, par terre. c'est du grand n'importe quoi. Nous avions évidemment réserver, donc un lit nous attendait. Je suis rester éveillé jusqu'à 1h du matin à penser à cette journée et à veiller à ce que mon père soit bien, à aller lui chercher de l'eau, à manger, etc...

Bref, la nuit s'est bien passée. Le lendemain matin, réveil à 7h pour le petit déjeuner. tout le monde était parti et le refuge était bien vide. La descente n'est pas quelque chose de facile. On a toute la fatigue de la veille et il faut bien rester concentré, surtout dans le couloir de la mort. J'ai d'ailleurs glissé sur de la glace à cet endroit et je me suis explosé le genou dessus. Je me suis dépêché et je n'avais pas vu ce bout de glace. Mais le pire, c'est que 5 minutes plus tard, je suis retombé sur les genoux dans la moraine. J'ai terminé toute la descente avec cette douleur au genou droit, mais il fallait bien descendre. Durant la descente, on a croisé quelques chamois. Un notamment n'était qu'à quelques mètres de moi quand je me suis arrêté boire un petit coup, il a soufflé pour se faire remarqué et m'a surpris.

En descendant du Mont Blanc En descendant du Mont Blanc En descendant du Mont Blanc


Arrivé à 11h30 au nid d'aigle pour reprendre le tramway et redescendre à Saint-Gervais, la course était terminée. c'est là qu'on souffle, qu'on se rend compte des douleurs aux pieds, au genou, de la fatigue générale...

Pour finir

L'ascenscion du Mont Blanc, comme toute autre ascension d'ailleurs, est une expérience unique. Il faut s'entourer et se préparer pour une telle expérience. Et on a parfois des sueurs froides. Mais l'aventure en vaut la chandelle ! Je ne sais pas réellement comment décrire la sensation qu'on a là haut. Les photos sont belles, mais croyez-moi, ce n'est rien comparé à ce qu'on ressens au sommet, le fait de voir des montagnes à perte de vue, avoir énormament de "gaz" autour de soi n'a pas de prix.

Merci Papa pour ce Mont-Blanc...